Craintes viscérales

Habituellement je me contente de survoler les informations histoire de ne pas trop être à la ramasse quand on discute au boulot. Mais de temps en temps, je suis effaré par des nouvelles du monde. La propagation du virus Ebola par exemple ou la guerre au moyen orient qui ne dit pas son nom.Je ne suis pas de naturel anxieux dans la mesure où ça ne m’empêche pas de dormir, mais j’ai du mal à croire à un l’avenir paisible. J’ai du regarder un peu trop de film et mon imagination est un peu trop fertile. Aussi quand je vois qu’une épidémie d’ébola, je ne peux m’empêcher d’imaginer un scénario catastrophe « à la grippe espagnole » du début du siècle dernier, en pire… j’ai beau lire que l’épidémie est sous contrôle, je n’y crois pas trop, surtout quand je lis quelques jours plus tard la découverte d’un premier cas au Etat-Unis alors que la personne est considérée comme non contagieuse et a pu prendre l’avion normalement… Il suffit parfois de tellement peu de chose  pour voir arriver une catastrophe…

Le « terrorisme » aussi a tendance à me faire cogiter, un peu. Je ne me sens pas dans une tour d’ivoire en France, on n’est à l’abri de rien, il peut potentiellement m’y arriver plein de choses. Là non plus ça ne m’empêche pas de dormir ni de faire ce que je veux… Sauf peut-être lorsque je choisis une destination de vacances, j’évite les coins dangereux (comment ça l’Australie est dangereuse ?). Mais dans la vie de tout les jours, je n’évite pas de prendre le train et je n’ai pas encore quitté la région parisienne au cas où…

Il n’empêche que je me dis que les générations futures (et même la mienne…) n’a sans doute pas l’insouciance qu’a eu la génération des soixante-huitards. Il me semble que pour eux le futur semblait moins encombré par ce genre de détails et semblait un peu plus radieux. Je suis content pour la génération de mes parents mais… je suis un peu jaloux en me demandant de quoi sera fait notre avenir en voyant comment notre monde évolue.

Puis je me dis qu’il faut vraiment que j’arrête de regarder les infos et que je vive l’instant présent ! (Je précise bien « je me dis », ça ne signifie pas que je le fais ;-))

2 réflexions sur “Craintes viscérales

  1. C’est sûrement parce que nous avons été élevé avec l’idée d’un monde globalisé. Bien sure lorsque l’on entent des nouvelles sur des guerres ou des virus dans des pays à l’autre bout du monde on ne se sent pas directement concerné, en tant que personne, mais on sait que d’une manière ou d’une autre ça changera quelque chose chez nous (d’un point de vue économique, médicale ou même sociale).

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