La période « non »

Pour les enfants (ou les bébés) la période où ils disent « non » tout le temps, c’est vers 2-3ans. Je ne m’en souviens pas personnellement et je n’ai pas encore de descendance pour me confirmer tout ça mais l’internet mondiale me le confirme. On appelle d’ailleurs cette période la phase d’opposition. Pour moi, elle arrive un peu plus tard, …

… Après la phase d’étude sur le divan, je commence à la mettre en pratique au quotidien. J’apprends à dire non et notamment au travail.

Je précise que j’apprends, parce que ce n’est pas simple pour moi de dire non. C’est une manière de s’affirmer, d’affirmer son point de vue et ses envies. Et je ne sais pas faire de manière naturelle… J’ai beau y travailler, au bout d’un an j’ai encore beaucoup de mal à me dire que ça à bougé. Hors boulot, c’est plus simple, je prends moins de pincette avec Sweetheart, et si ça l’a un peu surprise au début, elle préfère me voire ainsi, dire « non ».

Au boulot, c’est moins simple et paradoxalement c’est là que je devrai le faire prioritairement. J’ai accepté des tâches que je n’aurai pas du, et il est difficile de revenir en arrière lorsque l’on a dit oui la première fois. Il y a cette notion de « je suis payé pour », un refus implique donc un minimum d’argumentaire, à mon sens… C’est sans doute là où j’ai tort, parce que certaines personnes arrivent simplement à répondre, non, ce n’est pas mon boulot et… telle l’évidence, ça passe…

Je ne suis pas encore à ce stade, je n’y serai sans doute jamais, mais après tout, un jour peut-être, sait-on jamais, j’y arriverai ! Pour l’instant, j’en suis au stade où parfois j’arrive à dire non, souvent je dis oui, mais je fais bien comprendre que ça me fait ch*#@r. Mais que ce n’est pas encore gagné, parce que je ne suis pas sûr que le fond du message passe et c’est bien dommage. Au lieu de comprendre que ce n’est pas mon job, je pense que le message délivré est plutôt que je ne veux pas parce que je suis fainéant ou que j’y met de la mauvaise volonté par manque de motivation…

Ce qui me bloquait auparavant dans le fait de dire « non » était la peur de perdre mon boulot. Cette peur à quasiment disparue depuis que je recherche ailleurs. Ça n’avance pas nécessairement aussi vite qu’espéré, même maintenant que je lorgne du côté IdF, mais j’ai pris confiance en moi. Si vraiment on veut me virer parce que je dis non sur un sujet, c’est qu’il vaut mieux que je parte. Cela me libèrera du temps pour chercher ailleurs.

C’est sans doute facile de dire ça aujourd’hui et je ne suis pas sûr de bien vivre le fait d’être au chômage alors que je n’y ai jamais été en bientôt 13ans de boulot… Mais cela me permet d’exprimer le refus et d’apprendre à le faire sans m’énerver… et ça n’est pas encore totalement gagné… C’est un autre dossier à traiter, la colère, qui est liée au fait que j’intériorise beaucoup de chose, je n’exprime pas assez mes envies, et, que je ne sais pas dire « non »…

La boucle est identifiée, la théorie est posée, il ne reste plus qu’à mettre en pratique… Maintenant que je me suis fait des nœuds au cerveau, il est temps de faire un break de boulot le temps des fêtes pour revenir plus en forme que jamais !

 

3 réflexions sur “La période « non »

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