#2015enBillets : une histoire à faire peur…

Pour trouver une histoire qui me fait peur, il faut se lever de bonne heure et chercher un bon bout de temps. Je ne suis pas spécialement courageux et l’on ne peut pas dire que je n’ai jamais peur de rien, c’est juste que la vraie peur, la panique, j’ai rarement connu.

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Avis de tempête…

500km, c’est la distance qui me sépare de ma mère et qui, je pense, nous aide à ne pas s’écharper. Ma soeur et mon frère sont plus proches et mon côté mathématicien aurait tendance à dire que la patience que l’on a avec ma mère est proportionnelle à la distance à laquelle on habite de chez elle !

Mais cette règle a ses limites et ses exceptions…

A partir du moment ou je suis parti du nid, mon ancienne chambre a aussitôt été annexée. Sur le principe, ça ne me dérange pas, j’ai maintenant ma vie et elle a la sienne… Sauf quand dans les faits j’aurai aimé être prévenu afin que je puisse récupérer toutes mes affaires. Parce que bon sur la forme j’apprécie moyen qu’elle fouille dedans et se permette de lire ma correspondance avec l’outre-atlantique pour ensuite m’en faire des commentaires (et quand je dis moyen c’est en fait  à PAS DU TOUT que je pense). J’apprécie moyen aussi que mes affaires soient stockées en vrac dans l’humidité et le froid. J’aurai appréciée qu’elle me prévienne avant pour que je puisse prendre avec moi les choses importantes. Sur la forme encore, j’ai envie de lui dire que c’est normal que je préfère dormir chez la belle famille dans une vraie chambre plutôt que de dormir dans mon ancienne chambre devenue un bureau qui sent la peinture et les fleurs… Ce n’est pas la peine de me faire des sous entendu comme quoi si l’on ne dort pas à la maison, c’est parce la miss arrive à me convaincre de dormir chez ses parents… Ce qui, au passage est un incitatif supplémentaire à fuir mon chez ex-moi.

Et avec l’arrivée d’A. je redoutais un second round à propos d’un autre sujet sensible : la religion. Elle n’a beau vu notre petite merveille que 4h environ, elle a réussis à me placer 2x que c’était TRES important de le baptiser, si jamais il lui arrive quelque chose, blablabla (mes écoutilles se sont fermées et je n’ai plus écouté)… Je me suis retenu, cette fois-ci, de lui répondre que nous avions entendu son conseil la première fois (la seconde aussi), mais que nous étions les parents et que c’est à nous de décider et choisir pour lui.

Il y aura d’autres rounds, c’est certain… Et j’entends déjà tonner l’orage, je me souhaite juste d’avoir la patience de ne pas rentrer dans le tas, sachant qu’en face… Elle n’écoutera pas !

#2015enBillets : Si les journées duraient une semaine

Si c’était effectivement le cas, je suppose que je me dirai « si seulement les journées pouvaient durer un mois… ». J’ai constamment l’impression de ne pas avoir le temps ou de passer à côté de choses importantes. J’y travaille un peu, pour profiter de l’instant présent et pour lâcher du leste. On ne peut pas tout faire… Malheureusement !

Si ma journée devait durer une semaine, je souhaiterai ne pas travailler 7x plus, l’intérêt serait minime… Le matin en arrivant, se dire qu’il reste encore 9h x 7 (je n’ose même pas imaginer le chiffre -63- que ça fait !!! ) à travailler dans la journée serait terrible pour le moral ! Pareil pour le sommeil, les nuits seraient plus longues, mais au lieu de me faire réveiller entre 2 et 3 fois… ça serait plutôt entre 14 et 21 fois par nuit (Gloups !!!). Bref, de prime à bord, la journée d’une semaine ne me fait pas rêver…

Si l’on peut faire fi de tous ces désagréments, j’occuperai cette longue journée avec un peu plus de repos, je lirai sans doute beaucoup plus (c’est mon loisir qui souffre plus de mon manque de temps), je passerai probablement plus de temps la manette à la main, mais également à l’extérieur dans la forêt pas loin de l’appart que ce soit en marchant ou en courant.

Mais comme je l’indiquais en début d’article, une fois mon rythme trouvé dans la journée d’une semaine, je souhaiterai gagner encore quelques heures pour en faire plus, toujours plus. Alors au final pour moi, la journée de 24h me suffit amplement et si je ne peux pas tout faire, je tâche de me concentrer sur l’essentiel, tant pis si je ne peux pas essayer tous les nouveaux jeux et toutes les consoles (ou passer l’aspirateur tous les jours !!!)

Devant ce manque d’idée pour les journées à rallonge, je vous propose un tour chez Agoaye pour piocher des occupations pour des journées sans fin !

#2015enBillets : Les mots que je préfère

Un de mes mots préféré c’est « procrastination« . Il y a le mot en lui même, terme savant qui donne l’impression de faire quelque chose d’important et il y a la signification. C’est un peu moi, remettre au lendemain, au surlendemain et encore plus loin tout ce qui m’emmerde ! Et à l’inverse : Glander, ne rien faire et passer mon temps égoïstement derrière le PC ou la télé. C’est un peu ce dont je rêvais silencieusement depuis que Junior est né, mais… il y a toujours un mais… Je l’ai amené en Alsace avec sa maman pour la semaine alors que je travaille de mon côté. Et l’appartement me paraît si vide, si grand, si ennuyeux quand ils ne sont pas là que maintenant que je peux procrastiner l’esprit en paix (en laissant le bordel s’accumuler), je ne rêve que d’une chose, c’est qu’ils reviennent m’occuper à plein temps tout les deux !!!

Les autres mots que j’aime bien son les petits surnom (totalement gaga) que je donne à mon petit souriceau (cela se passe d’explication !), ce demi-pet (en référence aux fuites de gaz permanentes…) ou à Woodstock, l’oisillon punk & blond ami de Snoopy 😉

WoodstockPour les autres perles de la langue française c’est chez Agoaye !

Joyeux Moisniversaire !

Déjà un mois qu’il est venu au monde le petit A.

J’ai l’impression que hier encore nous l’attendions, nous préparions sa venue en se disant que nous aviserions une fois qu’il sera la. Et pourtant, un mois a déjà passé depuis sa venue. 15 jours de congé pour en profite et déjà le retour au travail…

La première semaine restera celle de la naissance, forcément, de la maternité, de la découverte du bonhomme, de la gestion du bonhomme et de la paternité et ce qu’elle représente pour moi, mais j’y reviendrai un peu plus tard. Cette première semaine sera aussi le sentiment d’échec qui aura longtemps rongé la jeune maman frustrée qu’elle était de ne pas pouvoir allaiter…

Les deux semaines suivantes se sont écoulés hors du temps. Elles ont tourné autour de mon fils, je l’ai découvert à la maison. L’occasion de faire nos premières… un bain, une balade dans le quartier, un tour chez le médecin, à la PMI (truc que j’ai découvert il y a moins d’un mois !!!), la gestion du temps en fonction des biberons et les réveils tout au long de la nuit…

C’est avec des souvenirs pleins la tête que j’ai repris le travail, le coeur lourd avec l’impression de passer à côté de mon fils… Embarqué par un rythme metro-boulot-dodo qui laisse à peine le temps de profiter un peu de ce petit bonhomme qui s’éveille au monde. Que j’aimerai être à la maison toute la journée… Qu’est-ce que je fais à ce boulot à la place de profiter de lui ?!

En un mois il a déjà bien changé. S’il dort encore beaucoup (quand il veut surtout) il a un peu grandit et les plus petits habits sont déjà à ranger dans un carton. Ses yeux sont plus ouvert que jamais et il commencer à s’intéresser -un peu- à ce qui l’entoure. Le bain est l’occasion de faire un complément de biberon, de stopper les pleurs et en le voyant dans l’eau on ne peut s’empêcher de voir qu’il y est bien. Depuis peu il commence déjà à s’agiter, à tester des grimaces et s’entrainer pour les futurs sourire.

Si je suis tout de suite tombé sous son charme le premier jour, chaque jour qui passe je m’y attache un peu plus. Je n’en reviens toujours pas d’être papa. J’ai du mal avec ce concept qui me paraît abstrait lorsque je l’applique à moi.

Mon rôle dans cette histoire, c’est plutôt d’être en charge d’un petit être en devenir, d’avoir la responsabilité de m’occuper de lui pour le faire manger, le tenir propre et de faire en sorte qu’il se sente bien. C’est sans doute la définition (ou une partie) de la définition de « papa » mais ça me fait bizarre de m’associer ce mot. Ca passera…

Légers regrets pour ce premier mois : ne pas avoir pu le présenter à ma famille autrement qu’en photo… Ils n’ont pas trouvé le temps pour faire le déplacement. C’est sans doute plus simple de faire le déplacement dans le sens Paris-Province sur un WE, voila pourquoi j’y arrive et pas eux ? Mais passons… chacun à sa vie et ses contraintes, le point positif -s’il faut en trouver un- ce que l’on aura pas trop été dérangé par les visites.

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Une nuit en enfer…

Ce matin le réveil a été particulièrement dur, la nuit a été relativement merdique même si en comptant bien, on a pu dormir presque 6h au cumulé. A bientôt un mois, on pouvait dire jusque là qu’il passait à peu prêt correctement ses nuits. Quelques pleurs, un biberon au une couche au début, rien de bien méchant. Mais c’est sans compter depuis peu une constipation qui transforme l’après biberon en cauchemars avec un bonhomme qui hurle à la mort pendant un bon moment. Si en journée c’est pénible, à 3h du matin c’est l’enfer… Pour lui, parce qu’il galère, pour les parents parce qu’ils souffrent pour lui (et aimeraient dormir surtout…) et pour les voisins (je déconne, je m’en fou des voisins vu le peu d’effort qu’ils font pour faire moins de bruits…).

Le WE m’aura permis de récupérer un peu de ma fatigue cumulé sur les 4 derniers jours de travail, il faut m’imaginer en mode zombie larvant péniblement devant la TV (on a réussi à épuiser un bon paquet de série en retard !!!) quasi-incapable de faire mumuse derrière l’ordi (tout juste bon à perdre définitivement un personnage en mode HC sur Diablo…R.I.P. !).

J’ai aussi découvert avec horreur que si avant la naissance de l’enfant prodige en prennant un café Clooney Lvl 12 (on notera au passage une référence dans le titre au film dans Georges fut l’acteur !!!)  j’étais capable de sentir mon coeur accélérer et ma tension monter rapidement, depuis… rien… pas même un haussement de sourcil… Si même le café ne fait plus effet… Galère… 😉

Tous ces efforts de me coucher tôt, de larver et de ne pas faire grand chose ont été rendu inutile par un pauvre petit moustique (que j’aurai bien faxé loin vers 4h30 du mat…) dont les intestins en ont décidé autrement ! Et voila comment je me remets à rêver du prochain WE depuis ce matin au réveil, les yeux encore collés (soudés serait plus appropriés)…

Je positive encore un peu… bientôt, il fera ses nuits… bientôt… 😥

#2015enBillets : dans 5 ans…

Voici comment je me vois dans 5 ans, rien d’irréaliste, il faudra juste que je m’en donne les moyens…

back-to-the-future-delorean

Je ne vivrais plus en région parisienne, je serai dans une maison plus ou moins proche d’une grande ville (Strasbourg serait un bon choix). Je ne souhaite plus avoir de voisin directe en dessous ni au dessus… J’ai croisé trop de « pénibles » pour retenter l’expérience. La maison n’est pas toujours le rêve parce que des voisins, on en a toujours. Mais au moins on ne les entendra plus regarder la télé jusqu’à pas d’heure ou marcher lourdement encore et encore…

J’aurai forcément changé de boulot, pas de télétravail ici et pas nécessairement envie de rester. J’espère ne pas bosser pour me nourrir uniquement mais avoir un boulot qui me plait. Enfin pour ça, même si le boulot n’est pas terrible, c’est au moins 50% à moi de me motiver ! Pourquoi pas tester le boulot en indépendant ?!

A. aura bien grandit en 5 ans, rien qu’à voir en 3 semaines… Il marchera, aura ses dents, parlera, fera des sourires, des caprices, et d’autres joyeusetés qu’il me fera découvrir. Je suis conscient de la chance que l’on a eu de l’avoir aussi, si la santé de la maman le permet et si la chance souhaite persister dans notre famille, dans 5 ans nous serons sans doute à 4 ! Ce n’est pas un objectif à atteindre, mais si c’est le cas, on en profitera bien 😉

Dans ma maison (enfin le nouveau logement), il y aura un espace bureau et plus seulement un coin de chambre pour poser l’ordinateur et mon bric à brac de gadget. Mon petit coin à moi me manque, même si c’est évident qu’il est actuellement mieux utilisé par le petit bonhomme, je reste un peu frustré de devoir déballer puis remballer mon bordel lorsque je veux l’utiliser… Le point positif, c’est que je l’utilise moins ce bordel… 😉

Bref, si je dois résumer, j’ai quelques attentes pour ces 5 prochaines années, si cela ne se produit pas dans ce laps de temps, il en faudra sans doute 5 de plus ou encore 5 de plus. Je ne souhaite pas me mettre de pression sur cet avenir, je compte simplement profiter un peu plus de l’instant présent qui m’amènera doucement vers ce +5ans.

Pour les autres futurs, c’est chez Agoaye !

#2015enBillets : un vrai moment de détente

Le vrai moment de détente pour moi c’est au réveil, pendant les vacances, à me prendre un petit déjeuner tranquillement avec un café et des tartines beurre + confiture (je me prends trop rarement le temps de les faire). Le tout suivis d’une session lecture d’un bon roman SF, sans contrainte de temps…

Rien d’électronique, rien de bien compliqué, juste du plaisir simple pour se détendre 😉tartine_cafePour les autres moments de détente, c’est chez Agoaye !

De retour sur terre

Mon congé paternité a touché à sa fin, une bien belle parenthèse dans une vie professionnelle, dans une vie tout court d’ailleurs. Qu’importe si les nuits étaient coupées, qu’importe si tout était rythmé autour de tâches répétitives. Ces derniers jours m’ont permis d’apprendre à vivre avec mon fils, de confirmer ce que je savais déjà : il y avait un avant et il y a un après.

En seulement trois semaines je me suis attaché à ce petit bonhomme, à ses petites grimaces, à sa petite frimousse et à son sommeil dans mes bras.

Je craignais ne plus avoir le temps pour rien à force de devoir m’en occuper. Si ce dernier point est vrai, on a beaucoup moins de temps qu’avant pour glandouiller à droite ou à gauche,  ce n’est finalement pas bien grave d’être coincé à ne rien pouvoir faire quand on est occupé à regarder la petite bouillotte qui dort dans mes bras d’un profond sommeil, bercé par notre respiration.

Toutes les bonnes choses ayant une fin, la parenthèse du congé paternité se referme, et c’est le coeur un peu (très !!!) lourd que je suis retourné sur le chemin du travail… Avec une hâte, que la journée passe pour retrouver au plus vite ma petite famille qui m’attend à la maison, j’ai encore du mal à réaliser, mais nous ne sommes plus deux, mais trois 😉

retour sur terre

Un mal pour un bien

La première semaine d’A. a été très compliquée pour la maman. L’opération tout d’abord, et son envie de l’allaiter… Elle a tout essayé, elle a passé ses journées et tenté différentes choses pour y arriver, mais rien n’y a fait. Ce n’est pas faute d’avoir insisté, à s’en rendre malade d’ailleurs. Mais c’est quelque chose qui peut-être très compliqué finalement et pas si naturel que ça.

La maman n’a pas pu produire de lait pour son enfant. Le sujet est encore sensible pour elle, et mon côté maladroit me fait souvent dire allaiter au lieu de donner le biberon (ce qui n’aide pas à tourner la page…). Je ne peux que la soutenir, la rassurer et l’épauler. A. est donc nourri au biberon et même si l’allaiter lui tenait à coeur, force est de constater qu’elle en profite plus. Elle n’est pas occupé à plein temps à le nourrir. Et elle peut se reposer, parce que moi aussi je peux m’en occuper, moi aussi je peux le nourrir et moi aussi je peux avoir des moments privilégiés avec ce petit être, mon fils

Ce n’est pas une apologie du biberon, à chacun de faire comme il veut, comme il peut…donner le biberon